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L’acte d’écrire

S’isoler à sa table de travail dans le silence de la fébrilité du jour ou de la quiétude de la nuit, regarder le stylo courir sur la feuille, voir des mots s’enchaîner, des lignes se remplir. Projeter le côté intime de soi dans des paragraphes. Écrire en retenant sa respiration jusqu’au point final. Écrire, c’est vivre un peu plus.

Écrire, c’est aussi faire des rencontres inattendues, se gaver de mûres sauvages, rire de ses élucubrations diurnes et nager au-dessus des nuages. L’écriture est un monde parallèle où l’arc-en-ciel colore les détours du sentier qui s’aplanit plus la pente est raide. Je crée des lacs, des rivières, des ruisseaux, j’invente des ailes au commun des mortels, je m’enfonce sous terre ou me greffe un troisième œil, l’imaginaire a pour seule limite celle que je lui impose.

Écrire, c’est la voie de ma liberté, cette liberté intérieure qui explose ou se ratatine, qui s’éveille ou s’endort mais qui survit à tous mes naufrages.

Écrire, c’est se dé-couvrir. Partager mon écriture, c’est faire confiance au monde qui gravite autour de moi, leur livrer une part cachée de mon intérieur. Les partager devient un défi qu’il m’importe de relever chaque jour un peu plus. Et l’expérience du partage me confirme que le monde traîne des expériences différentes mais des sentiments sans cesse renouvelés de génération en génération.

Écrire, c’est un souffle magique.