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Recensions

Décembre 2017. Recension du recueil Sous le chapeau de paille par Pascal Huot, Pastorale-Québec, volume 129, no 8, décembre 2017

La poétesse Marie Dupuis nous revient avec un troisième recueil. Adoptant de nouveau la couleur brève et belle du haïku dans sa forme libre, l’auteure nous plonge dans une poésie de la quotidienneté, un arrêt sur le présent pour «immortaliser les instants de tristesse et les petits bonheurs » (p.13). (…) Elle y constate l’état actuel de nos relations en société, «crêperie bretonne/assis face à face/ils textent » (p.56), aussi bien que celles de l’intime, «tous ces livres/sur la table de chevet/ma main indécise » (p. 50).

Psychologue de formation, elle saisit également au passage des instants de tendresse humaine, « un cadeau/pour ses doigts arthritiques/une bague élastique » (p.43). Et bien qu’elle n’y voile pas la réalité de l’existence, « à Saint-Jacques-le-Mineur/ma sœur est inhumée/automne précoce » (p. 46), l’humour y est cependant présent, « bonhomme de neige/un écureuil sur sa tête/grignote la carotte » (p.59). Un petit recueil tout en beauté et en finesse, que l’on prend plaisir à lire pour apprécier la vie dans l’instant présent, du petit malheur, « route de campagne/la chaussée est crevée/le pneu aussi»(p.29) au petit bonheur, « plein soleil/sous le chapeau de paille/un voyageur dans la lune » (p.28). (…)

 

Octobre 2017. Recension du recueil Sous le chapeau de paille par Serge Tomé

http://www.tempslibres.org/tl/livres/revue/livchapeau.html

C’est le second recueil de Marie Dupuis. Il confirme ma première impression. L’auteure a une écriture large qui touche à tous les registres de la Vie. On sent le vécu, l’instant perçu, le regard sur les choses, parfois amusé, parfois grave. Elle excelle aussi dans le rendu des atmosphères, juste en posant les éléments essentiels et en nous laissant faire le reste.
Et puis, j’ai un faible pour les haïkus du Québec, si particuliers…

vague de chaleur
les hommes en camisole
une Molson en main

Tout y est. Il y a comme une nostalgie du passé qui donne du corps à l’image. Et l’opposition chaud versus froid la renforce. A remarquer ici comme dans d’autres de ses haïkus, un effet de zoom : de l’environnement au détail. C’est mon préféré. On dirait du Norman Rockwell. (…)

 

Juillet-Septembre 2017. GONG, la revue francophone de haïku (Barjols, France), no 56, p. 31-32. Chronique du Canada par Robert Bilinski. Recension du recueil Sous le chapeau de paille paru en 2017 aux Éditions David.

 

Juin 2017, recension du recueil Sous le chapeau de paille publiée par Culture Hebdo (Montréal) sous la rubrique Le coin santé physique et psychique : Aux éditions David, Marie Dupuis qui a une formation de psychologue et détentrice d’un certificat en création littéraire de l’UQAM anime des ateliers d’écriture dont on ne dire jamais à quel point le monde des lettres peut-être d’un inestimable secours pour la psyché. Et c’est pourquoi nous rangeons son petit recueil de haïku Sous le chapeau de paille comme un ensemble de phrases lumineuses qui peuvent un chemin de Damas pour certains. Ou du moins de se réapproprier l’environnement que nous négligeons trop au profit du petit bidule numérique. http://www.culturehebdo.com/livres-juin-2017.htm ou  http://bit.ly/2vTYpof.

 

Janvier 2016. Brèves no. 92. Recension d’un collectif de haïkus intitulé Amours, paru en France aux Forgeurs d’étoiles.

des mots doux
dans la boîte aux lettres
sans signature

 

15 août 2015.  Recension du recueil Suçons et réglisse rouge par Serge Tomé.

http://www.tempslibres.org/tl/livres/revue/livSucons.html

Un très beau recueil ! Une écriture capable de traiter toutes les situations de la vie. Des plus intimes aux plus dures. L’auteure démontre une belle maitrîse des techniques de l’écriture courte.

Je relève notamment :
– une écriture minimaliste caractérisée par l’ellipse, toujours très efficace dans cet espace réduit. Le propos central est absent mais signalé suffisament pour que le lecteur le reconstitue. Cette technique permet aussi d’ancrer plus largement le haïku dans la mémoire.
– la référence aux sons : un vrai festival des sons de la vie, dans des situations souvent humoristiques. Le son ajoute une dimension physique à l’écriture. Il la rend plus intense.
– la structure avec un pivot comme dans le haïku sur la fête des Mères. L2 appartient à la fois au sens de L1 et de L3. Il apporte une articulation de sens.
– l’utilisation de mots à double sens, un pivot sémantique. Très utilisé en japonais, elle permet d’enrichir considérablement sans ajout de mots. Presque toujours utilisé pour des raisons humoristiques.

L’auteure écrit aussi sur la Mort, de manière très brutale. C’est assez rare pour le signaler. Beaucoup confondent souvent le haïku avec une poésie légère.

En conclusion, un recueil riche avec des situations cocasses, des fragments de vie mais aussi des notes profondes et intenses qui en assurent la solidité.

Juillet-Septembre 2015. GONG, la revue francophone de haïku (Barjols, France), no 48, p.33-34. Recension du recueil Suçons et réglisse rouge par Robert Bilinski. http://www.association-francophone-de-haiku.com/publications/gong/Gong48.pdf

 

Juin 2015. Hebdo Le Manic (Baie-Comeau), no 35, p.26. Double lancement réussi pour les Éditions Tire-Veille.

manic

 

 

 

 

 

 

 

2011. Brèves (Société littéraire de Laval) no 83, p.112. Recension du recueil Le soleil a perdu le nord par Nancy Lange. http://retro.erudit.org/feuilletage/index.html?bl1000329.bl1812991@132&height=800&width=618&h_eightL=1800&w_idthL=1390&p=oui